10/10/2005


Solidarité

Happy day à Raynans

Jour de fête aux couleurs du Sénégal et de la solidarité dans le petit village de la vallée du Rupt.
Avec Omar Daf en guest-star.

Pour un peu, on s'y serait cru.
Il y avait le poulet yassa à midi, le rythme pénétrant des tambours de peau, les danseuses aux hanches ondulantes, quelques boubous chamarrés, la voix veloutée d'une chanteuse gospel...
Et puis le soleil, un magnifique soleil d'arrière-saison, qui a baigné la fête d'une douce chaleur et d'une lumière éclatante.
En fermant les yeux, on y était : en Afrique.
Nous n'étions pourtant qu'à Raynans, tranquille village de la vallée du Rupt.
Le bourg avait été investi par l'association Launatho, qui oeuvre depuis plusieurs années au profit d'enfants du Sénégal.
Durant tout le week-end, des actions ont été proposées, à Raynans, mais également Sainte-Suzanne et Montbéliard, pour récupérer des fonds devant servir à l'achat de prothèses.
Hier, le groupe de percussions Bollöfolies et la chanteuse Queen Etémé ont ainsi assuré le spectacle, entonnant a cappella un « Happy day » de circonstance.
Des bénévoles vendaient des objets artisanaux, tandis que le défenseur sénégalais du FC Sochaux, Omar Daf, venu en ami et en famille, proposait l'un de ses maillots comme gros lot d'une tombola.
Depuis un an, le village de Raynans s'est engagé auprès de Launatho.
« Les enfants de l'école ont fait des collectes de crayons et de cahier », confie Christiane Poirault, la présidente de l'association.
A cela, s'ajoutera bientôt un voyage humanitaire auquel prendront part le maire de Raynans Bertrand Lehmann et quelques conseillers.
« Par le biais de l'Association de promotion et de développement des deux vallées », explique l'élu, « nous avons déjà apporté du matériel scolaire à Cuba et des médicaments dans le désert tunisien.
Cette année, nous concentrerons nos efforts sur le Sénégal »
.
Ce voyage servira tout particulièrement à construire une école de brousse, du côté de Djilas.
Concrètement, il s'agit d'ériger un bâtiment en dur susceptible d'accueillir un millier d'enfants.
« Nous commencerons par construire une classe, et puis d'autres, si nous en avons les moyens », explique Christiane Poirault.
« On verra bien ce que l'avenir nous réserve.
Inch'Allah, comme disent les gens là-bas... »